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07/04/2012

Comment aider les enfants à apprendre - How to help children to learn

Une des grandes missions que se donnent les parents et éducateurs est d'aider les enfants à apprendre, mais ce n'est pas toujours facile... Comment pouvons-nous réellement les accompagner dans leurs apprentissages et leur découverte du monde ?

De la théorie au concret, des pistes et des solutions pour apprendre pour de bon :
auxjardinsdumaternage/comment apprend-on première partie
auxjardinsdumaternage/les-apprentissages-autonomes-seconde partie

Bonne lecture... et au boulot !
Et n'oubliez-pas : Amusez-vous !

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One of the great missions that parents and teachers are given to themselves is to help children to learn, but it isn't so easy ... How can we really help them learning and discoreving the world ?

From the theory to concrete, tracks and ways to learn forever :
auxjardinsdumaternage. how do you learn and how to help learning part one
auxjardinsdumaternage. learning all the time part 2

Good reading ... and let's work !
And don't forget : enjoy yourself !


16/02/2012

Quelle famille êtes-vous? Partie 1 – De l'ordre et du bien-être familial.



Qu'est-ce que l'ordre ? Est-ce quand tout est caché aux yeux, ou bien quand vous pouvez trouver chaque chose ?

Ranger, classer, ordonner... une sale manie, peut-être mais structurer certaines choses aide à passer plus de temps pour les choses vraiment importantes... si l'on n'y passe pas tout son temps!
J'ai découvert ce petit livre pour enfants, tout simple, très peu de texte, mais très doux et efficace... Il nous rappelle de prendre un peu de temps pour... profiter !

Ici, j'ose vous le dire, c'est une famille fouillis qui se renie (rappelez-vous l'article  des Vendredis Intellos : désordres, basards et autres fouillis  ), mais le fait est que si on aime et apprécie quand c'est rangé, avec 5 enfants de 2 à 12 ans, avoir une maison rangée plus de deux heures, c'est illusoire ... Ce qui n'empêche que chaque chose a sa place... sauf sur mon bureau, qui vient très vite se garnir de mille et unes choses TOUTES très importantes ;)) et que je dois absolument (!!) garder sous les yeux sous peine de ... ne plus savoir qu'elles existent ou presque !! Mais ne croyez pas pour autant que l'objet untel caché en dessous de dix ou vingt autres ajoutés petit à petit des besoins impossibles de combler immédiatement soit perdu pour autant : je sais très bien où il est exactement... sauf si quelqu'un vient y mettre son grain de sel pour "m'aider" ou chercher quelque chose ou pousser l'ensemble... alors là, plus rien ne va ;) On parlera de mémoire visuelle, mais c'est plus que ça...

Quand on a un seul enfant, passe encore à peu près, ou qu'on est sans enfants (plus facile encore...), mais après, comment est-il possible de terminer chaque chose que l'on commence quand les priorités sont autres : la famille avant tout, sauf les factures évidemment... il est très rare avec tout ce fouillis précieux que nous recevions de facture de rappel, qui le croirait en rentrant chez moi et en voyant mon bureau ??
Et puis, quel bonheur de voir sa famille épanouie, cela ne vaut-il pas quelques années de bazar joyeux? Bon, tout n'est pas idyllique dans ce bazar, notamment celui des enfants, hein, mais je préfère malgré tout ,- et malgré mes coups de gueule ou mes soupirs devant le sentier de guerre de leurs chambres ou de notre salon, qui est souvent plus celui des enfants que celui de toute la famille, ...hé! une petite place pour nous, parents,?? - voir mes enfants respirant le bonheur que ternes et bien sages dans un coin du canapé ou de leur chambre sans savoir créer ou jouer par eux-même... des cabanes, il en fleurit toutes les semaines chez nous, dedans, dehors, pour tous les âges, et souvent en travail de groupe, chacun avec sa tâche... en coopération !


Et puis aussi, quand le découragement est trop lourd de voir sans cesse tout ce fouillis qui renaît de ses cendres tel un ibis, se souvenir que, dans quelques années, pas si lointaines que cela, nous aurons tellement de temps pour ranger, trier, faire ce que nous avons à faire, que nous regretterons ce temps où toute la famille était réunie autour d'une partie de cartes ou d'un bon film, cernée de jouets, déguisements, et j'en passe (cela ferait peur à certains!!) car les aînés seront si grands que nous ne les verrons plus qu'en coup de vent, et que les "petits" plus si petits passeront plus de temps avec les copains ou leurs musique, livres etc qu'avec nous... Alors il sera enfin possible de ranger tout notre saoul sans voir une tornade tout remettre par terre plus vite que notre ombre, mais alors, si nous avons passé notre temps à leur râler dessus pour ranger sans jamais prendre le temps d'apprécier la vie ensemble, faire des jeux, discuter, rêvasser, cuisiner, bricoler, câliner, rire... alors nous serons passés, nous parents, à côté de leur enfance, de leur jeunesse, de notre famille... et plus jamais ce temps ne reviendra !


Plus jamais nous ne pourrons être en harmonie si nous passons à côté des choses simples, de la vraie vie.


Car la vraie vie, ce n'est pas une maison rangée et étincelante. (un minimum vital pour ne pas tomber malade, mais une vie saine et équilibrée est aussi une clé pour ne pas tomber malade, comme un lieu de vie ni trop chauffé, ni trop peu, ni trop sec, ni trop humide...)
La vraie vie, ce n'est pas non plus les bonnes manières, que de toutes les façons, nos enfants n'apprennent que par imprégnation et copie de notre propre comportement.
La vraie vie, ce n'est pas non plus l'école.
La vraie vie, c'est vivre et faire ce qu'on a à faire, que ce soit faire à manger, créer dans le cadre de son métier ou de sa passion (mieux si les deux sont réunis), fabriquer de ses mains pour sa famille, soi ou le boulot quelque chose qui servira vraiment, masser quelqu'un qu'on aime, rire avec ceux qu'on aime, partager un moment sans faux-semblant, sans se forcer, sans a priori, vivre, c'est aussi aimer, savoir le dire, le montrer, c'est faire que des moments tout simples deviennent inoubliables, c'est se lever le matin avec le beaume au cœur en sachant que la journée ne sert pas à rien, que même si tout n'est pas forcément facile, il reste la famille qu'on aime et qui nous aime, et que cela vaut tous les trésors du monde...
 Alors, que ce soit faire une sieste en famille, un jeu, ou une partie de rigolade : je vous souhaite juste une chose : profitez ! :)


02/02/2012

Un environnement adapté aux jeunes enfants...

Voici un de mes 'livres de chevet', un des livres qui é révolutionné en moi la perception sur comment accompagner mes enfants dans leur croissance et leurs apprentissages au quotidien... 'Le Quotidien avec mon enfant' écrit par Jeannette Toulemonde (Editions l'Instant Présent) .

Nos enfants, tous les enfants, qu'ils vivent n'importe où dans le monde, et quel que soit leur âge, « attendent toujours la même chose : être compris et considérés dans leurs besoins fondamentaux. C'est une demande légitime et un droit pour tout enfant du monde. Encore faut-il y être introduit et être en mesure de l'honorer. » Devenir progressivement attentifs « de ce qu'ils ressentent et ce dont ils ont besoin pour grandir. (…) Chacun de nous est tellement particulier et change aussi... (…) Ni recettes, ni gadgets, cette lecture peut amener à des évolutions personnelles, familiales et professionnelles... profondes et concrètes. Si vous le souhaitez, en toute liberté... »  Ainsi Odile Jeannot* préface-t-elle le livre de Jeannette Toutlemonde : Le Quotidien avec mon enfant.

Jeanette Toulemonde, inspirée de Maria Montessori ** , propose des idées toutes simples et des astuces à la fois évidentes et peu coûteuses à mettre en oeuvre pour enfin mettre vraiment le monde à portée de nos enfants, pas seulement les meubles, mais bien plus encore, de la naissance à l'adolescence en passant par l'allaitement, les apprentissages, le sommeil, les repas, la violence ...



« N'est-ce pas souvent cela, la vie des petits enfants ? Des chaises trop hautes, des armoires inaccessibles, des poignées de porte hors de portée qui font d'une chambre une prison, un lit à un niveau si élevé qu'il faut de grands barreaux pour ne pas en tomber.
Aimeriez-vous vivre comme cela ? Des adultes traités de cette façon se sont d'abord amusés. Puis, très vite, ils se sont sentis irrités, fatigués, mal à l'aise.
Mais il n'y a pas que les meubles...
Quand nous voulons qu'un bébé finisse à tout prix son biberon...
Quand nous demandons à un enfant de quinze mois de prêter ses jouets...
Quand nous voudrions qu'un petit de dix-huit mois reste tranquille sans rien faire...
Quand nous refusons à un enfant de deux ans de toucher à ce qu'il voit...
Quand nous exigeons d'un enfant de trois ans qu'il dise bonjour, au revoir, merci...
… N'est-ce pas une autre manière de lui imposer des exigences qui ne sont pas à sa mesure ?
Or ces petits ne sont pas des adultes en miniature. A chaque pas qu'ils font dans la vie, ils ont sur elle un regard autre que le nôtre, et différent à chaque âge de leur enfance. Ils ont des besoins qu'ils manifestent à leur façon, sans que nous puissions toujours les comprendre. »

C'est moi qui m'aide :
« L'aider c'est, un jour où on a le temps, lui montrer calmement, lentement, à sa vitesse qui est moins rapide que la nôtre, un geste nouveau, puis le laisser essayer, et même rater, c'est comme ça qu'on apprend »

Do not disturb (ne pas déranger)
« Quand un enfant se concentre sur un jeu ou une activité, quelque chose change et se crée dans les cellules de son cerveau. S'il est dérangé, cette création cesse. (…) S'il y a le feu à la maison, bien sûr pas d'hésitation, il faut le faire sortir ! Mais en des circonstances moins urgentes il vaut mieux le laisser finir. Et si l'on doit vraiment le déranger ou l'interrompre, peut-on le faire sans le brusquer ? Très peu de minutes, une seule fois, suffisent à l'aider à laisser son travail s'il se sent vraiment compris.
Quand on prend l'habitude de respecter la concentration, on s'aperçoit que les compliments, les louanges plus ou moins bruyantes, et parfois même un regard un peu insistant, peuvent la couper net. Le petit enfant trouve une très grande joie intérieure dans le fait d'accomplir ce qui le grandit, et n'a plus, alors, tellement envie qu'on le complimente. »

Les adultes ont besoin d'ordre, cela nous rassure... Les enfants découvrent l'usage de chaque chose, et en quête de la vérité, entreprennent d'en découvrir sans cesse de nouvelles ou de vérifier maintes fois qu'une action donne toujours le même résultat...
L'ordre pour un enfant n'est pas le même que pour un adulte.
Pour ne pas devenir chèvre, et à la fois garder son esprit 'neuf' ouvert à ses propres stimulations et découvertes, Jeanette Toulemonde propose, entre autre,  de ne sortir que 2 ou 3 jeux à la fois dans un petit coin réservé rien que pour lui près de là où il a sa petite table et sa chaise à sa taille...
« Deux jeux seulement ? « Il va s'ennuyer! » Non, car ces jeux sont choisis en fonction de son âge et de l'intérêt du moment. Si un jeu ne l'intéresse plus on en trouve un meilleur dans la réserve.
Et souvent il préfère aux jouets d'autres occupations : se laver, s'habiller, laver le sol, les vitres, faire la vaisselle, la lessive, rouler la pâte (…) Ces occupations de la vie de tous les jours permettent à l'enfant d'entrer dans le monde des adultes et de s'y sentir à l'aise. Ce n'est pas pour nous aider qu'il les accomplit. Plus tard, après six ans, il sera content de rendre service. Tout-petit, il est tourné vers lui-même, parce qu'il a tout à construire en lui, et il fait ces travaux pour exercer ses mains, son corps et son intelligence. »
« on range avant de prendre une nouvelle occupation » avec eux quand ils sont tout-petits, et en adaptant petit à petit.

« c'est la confiance qui fait grandir. Si on juge incapable un enfant, un adolescent ou un adulte, il le devient. Si au contraire, on lui fait confiance, il progresse. »

« La vie sait merveilleusement nous faire connaître ses lois : nul n'est besoin de punir, mais tout simplement laisser l'enfant être responsable, conscient, capable de supporter les conséquences de ses actes. Personne ne peut le faire pour lui, pas même nos punitions ; il verra, et prévoira même. Ainsi, connaissant les règles du jeu de la vie, il s'y soumettra de lui-même, devenant un être libre et heureux... »

« Si un petit enfant reçoit une tape sur la main à chaque fois qu'il touche un objet, il n'a plus envie d'exercer son sens du toucher. »

« Il n'y a pas d'enfant paresseux. Il n'y a que des enfants qui ne sont pas prêts, ou qui ne sont plus prêts à s'intéresser à ce que les adultes proposent. Est-ce pour cela que les enfants sont souvent indifférents à leurs études? Nous savons en tous cas que là où le travail est laissé au libre choix des enfants et organisé en fonction de leur demande profonde, on les voit heureux, passionnés, jamais inactifs, et encore moins paresseux. »

Je ne parlerai pas ici en détail des périodes sensibles fréquemment expliquées et commentées par Jeanette Toulemonde, car je ne suis qu'en partie d'accord avec... mais le concept est intéressant : elle (et certains scientifiques) exprime l'idée que :
- « Pendant la période sensible, tout est enthousiasme et vie. La création s'accomplit sans fatigue. »
- « En dehors de la période sensible, tout apprentissage est beaucoup plus difficile. »
En quoi ne suis-je pas d'accord avec ? Eh bien à mon humble avis de maman de 5 enfants (les plus grandes entrant dans l'adoclescence et le plus petit approchant de ses 2 ans) de  presque 35 ans et d'animatrice, co-fondatrice et co-responsable d'une association de maternage et écologie familiale (tout ça au jour où j'écris cet article), les périodes sensibles sont trop précisément datées, d'un enfant à l'autre, si on peut facilement faire des moyennes et des statistiques avec tout, nos enfants restent des êtres humains et en tant que tels, sont d'une richesse et d'une multiplicité que je trouve dommage de fixer dans de telles cases... cela dit, Jeannette Toulemonde , il me semble, exprime là davantage l'idée que si on gêne l'enfant d'une façon ou une autre le goût d'apprendre telle ou telle chose à un moment donné et de façon répétée ou bien violente, alors son goût à ce moment-là d'apprendre cette chose-là sera affaibli ou comme gommé, nié, caché... et pourra ou non ressurgir un jour... quand il sera prêt. En cela je suis d'accord. Mais selon mon avis (et je ne suis pas la seule – mais ceci sera l'objet d'un autre article ** ) si l'on ne fait pas que proposer des activités à l'enfant mais qu'on le laisse libre d'en choisir d'autres auxquelles on n'aurait pas pensé, alors on permet véritablement à l'enfant d'être apprenant et 'enthousiaste' , sans limite...

Parmi de très nombreux exemples et 'astuces' vraiment pratiques et utiles de parents, Jeanette Toulemonde propose, entre autres :
Les objets réels et simples, sont souvent préférables aux jouets 'pour faire comme si...' (un vrai nécessaire de couture, un établi, des outils légers et à leur taille de préférence mais solides, du bois tendre... faire à manger ensemble plutôt que faire semblant...)
De bons livres permettant l'accès au monde, à d'autres civilisations, à la poésie, à l'humour... plutôt que seulement des livres farfelus, fantastiques ou policiers... qui sont les plus nombreux dans la presse enfantine et adolescente...
Des fiches pratiques : une chaise confortable, un lit de bébé de 3 à 12 mois, un lit en cuvette, le Porte-nourrisson, un porte-bébé tout simple, un porte-bébé en bandoulière, porter son bébé en écharpe, une alèse syntéthique, une table à langer pratique, une table à langer repliable, le coussin en U, le coussin en A, des interrupteurs bas, un tablier astucieux, une idée de rangement ,un tire-bottes, des lacets dés...ensorcelés, plus de moufles fantômes, pour ranger les vélos

Plein d'autres idées à adapter à son logement quand on ne peut adapter son logement à ses tout-petits, comme la corde d'escalier, et j'en passe...plein de schémas, des dessins illustrant les propos, des témoignages...


 Notre environnement et notre éducation bien souvent ne nous permettent pas au premier abord de laisser l'enfant être son propre guide. Sans cesse nous sentons cette pression sociale qui voudrait que dès le plus jeune âge nos enfants suivent les règles des adultes, silence, politesse, sommeil, isolement, immuabilité, obéissance aveugle... Mais où est donc passé l'enfance dans tout ça? Comment de telles règles peuvent elles aider l'enfant et le bambin à se sécuriser et à grandir avec confiance en soi, respect mutuel, épanouissement personnel et civisme? Des solutions simples, pas de recettes toutes faîtes mais une approche nous permettant de nous mettre à la place de notre enfant et de favoriser l'harmonie familiale et sa propre croissance avec davantage de compréhension et de facilité...  Apprenons de nos enfants et continuons sans cesse à apprendre et à garder la capacité de s'étonner !


* Odile Jeannot, Rédactrice en chef de la publication 'L'enfant et la Vie' , magasine trimestriel
** Maria Montessori, médecin et pédagogue italienne, connue internationalement pour la méthode pédagogique qui porte son nom wikipedia.org/Maria_Montessori
***  article à paraître sur le livre 'Comme des invitées de marque' de Léandre Bergeron (Editions Trois-Pistoles).

D'autres articles qui parlent de ce livre :
my-egg.fr amenager-sa-maison-a-hauteur-d'enfant
 mybabyrocks.hautetfort.com/le-quotidien-avec-mon-enfant-jeannette-toulemonde-

13/01/2012

Naïtre chez soi : et après ? qu'est-ce que ça change ?

Nous sommes deux mamans Vert Citrouille et Maybeegreen, qui avons accouché à la maison avec deux parcours différents : Nous vous avons raconté notre histoire, échelonnée sur 4 chapitres, car il y a beaucoup à dire, et voici enfin le dernier !

L'AAD, qu'est-ce que ça change pour après la naissance ? Qu'ont-ils représenté pour nous? Est-ce différent pour le couple, la fratrie? ...

Pour lire la suite rendez-vous sur le blog http://auxjardinsdumaternage.blogspot.com/ ou celui de Vert Citrouille : http://www.vert-citrouille.com/

Voilà le dernier chapitre de notre article-témoignage sur l'AAD pour les Vendredis Intellos !


06/01/2012

Naitre chez soi : récits de naissance par maybeegreen - homebirth

Nous sommes deux mères de famille : VertCitrouille et Maybegreen .  Nous avons toutes deux accouché à la maison. Pour vous faire partager cette expérience nous avons rédigé un très long article que nous postons sur plusieurs semaine chapitre par chapitre.
  Il y a quelques semaines, nous avions évoqué ce qui nous avait mené vers l’accouchement à domicile, deux parcours différents.

Ensuite, nous avons parlé de nos préparations à l’accouchement.

Aujourd'hui, pour la 3e partie, nous voici venues vous raconter comment se sont passées les naissances de nos enfants dont nous avons préparé les AAD. Ces récits étant trop longs pour être mis ensembles à suivre, celui de Maybeegreen sera raconté là et celui de VertCitrouille sur son blog. Les réactions sont bienvenues sur nos blogs et sur les Vendredis Intellos!

Photo privée, merci de ne pas en faire usage sans ma permission

Comment se sont passé tes accouchements à la maison ? Te les étais-tu imaginé ? Si oui était-ce comme tu les souhaitais ? Quel a été la place de ton mari ? Et de ta sage-femme ?

Ces deux naissances ont eu lieu la nuit, commencé en soirée...terminée toutes deux aux alentours de deux ou trois heures du matin...
J'avais visualisé les lieux possibles, selon que les enfants seraient à l'école ou à la maison durant le travail, sachant que je devrais avoir du calme et pas à me soucier pour une fois de leur bien-être mais du mien... pour ce bébé à naître, pour ne pas compliquer le travail, conserver une intimité la plus agréable possible, pouvoir éventuellement déambuler dans mon jardin au début et au milieu du travail...si l'envie m'en prenait... pouvoir éventuellement prendre un bain, mais de toutes les façons prendre une douche chaude quand je serais presque sûre... et voir si le travail se maintenait, croissait en intensité ou si ce n'était pas le moment... Si la naissance avait lieu lors de la présence éveillée des enfants, nous avions des proches prêts à accueillir les enfants si besoin pendant le temps nécessaire... Ayant accouché la nuit, c'était idéal pour moi...
Quant à imaginer une naissance, elles sont toutes différentes, et ce qu'on imagine n'est toujours qu'un ersatz comparé à ce qu'on vit. Mais la sensation de puissance immense, de vie intense, de force pure et de joie fabuleuse ont été de véritables révélations pour moi : jamais lors de mes trois premiers accouchements en structure je n'avais ressenti cela, et pourtant les rencontres avaient été pleine de bonheur et d'émotions, mais là, lors des naissances à la maison de Célestine et Swan (prénoms fictifs pour préserver notre intimité) , le bonheur était décuplé, les émotions sans barrières !

Pour lire la suite de mon récit : aller aux jardins du maternage

Pour ensuite lire le récit de Vert Citrouille : aller sur le blog de vert-citrouille

Vous pourrez lire le 4e et dernier chapitre dans une semaine !

Ici des ressources supplémentaires en français et en anglais sur la naissance physiologique en général et en particulier : http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/Portail/Articles

Pour rester dans le sujet de l'AAD : d'autres récits de naissances à la maison : http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/Portail/RecitsDeNaissances


article écrit pour les Vendredis Intellos